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CR PARTIEL DU CONSEIL DU 14 MARS PORTANT ESSENTIELLEMENT SUR LE BUDJET


Jamais 2 sans 3, le conseil du 14 mars 2022, s’est à nouveau déroulé en l’absence de M. le Maire.

En préambule, le représentant de la commune au SYDER (Syndicat Départemental D’Energies du Rhône) a très brièvement présenté le rapport d’activité de l’année 2020, exercice manifestement subi et peu éclairant (si j’ose dire) !

On prend les mêmes et on recommence. Bien que le sujet principal de ce conseil ait concerné les finances de la commune, nous avons une nouvelle fois pu mesurer le degré de désintérêt de la première adjointe qui officie manifestement à contre cœur et sans grandes convictions.

Pour notre part, nous avions préparé ce conseil et bien étudié les documents fournis par les services.

Nous avons naturellement validé le compte de gestion émis par la Trésorerie générale de Vaugneray, qui sanctionne l’exécution comptable des opérations.

A l’inverse la gestion administrative de la commune nous est apparue très approximative. Il ne faut pas se laisser berner par les présentations toujours positives des finances faites par cette majorité. Le commentaire sans équivoque de la trésorerie ramène à une certaine réalité et alerte sur l’augmentation répétée des dépenses de fonctionnement, sans qu’aucune mesure corrective ne soit envisagée. Ce résultat est d’autant plus inquiétant que le poste recette ne semble pas plus maîtrisé. Sujet que la Trésorerie pointe également en citant la baisse régulière de la capacité d’auto-financement de la commune.

Chaque année, le Maire a l’habitude de faire de la dramaturgie sur le budget primitif en minimisant volontairement les recettes et en évitant soigneusement d’affronter la réalité des mesures d’économies qu’il serait nécessaire de mener. Ce manque de clairvoyance prive la commune d’une réelle capacité d’action et plus le temps passe, plus les opérations correctives seront douloureuses…

Pour se dédouaner de sa responsabilité le Maire stigmatise régulièrement l’État, concernant entre autres la diminution de ses dotations et participations. Or en lisant attentivement les chiffres on s’aperçoit que le montant de réduction s’élève exactement à – 20 171€. Somme toutefois relative et qu’il est opportun de mettre en perspective avec la généreuses augmentation budgétaire de l’indemnité des élus ….22 % de hausse, soit environ 20 000 €, n’est-ce pas indécent, d’autant que parmi nos concitoyens nous ne pensons pas qu’il y en ait beaucoup qui aient pu bénéficier d’une aussi large revalorisation de leur revenu !

Dans la même veine nous n’avons pas cautionné la poursuite de la posture démagogique consistant à geler les taux d’imposition. Répondre aux besoins d’équipements de la population induit naturellement sa contribution à l’effort. Ainsi, avec la suppression de la taxe d’habitation les recettes de la commune seront figées sur une ressource calculée sur les taux de l’année 2017 !... Regrettable télescopage dont la pénalité sera d’autant plus grande qu’en regard aucune initiative visant à développer une politique d’économie n’a été entreprise !

De même nous n’avons pas voté favorablement le budget primitif pour 2022. Déjà, l’année dernière nous avions tenté d’alerter sur l’obligation de changer de pied et de braquet, concernant le plan de mandat. D’autant que la commune va traverser une période de croissance démographique sans précédent. Or nous sommes toujours dans l’attente de pouvoir constater réellement ces changements. Aussi nous ne pouvons que réitérer nos inquiétudes sur l’avenir, car nous sommes de plus en plus convaincus que sans correction radicale la municipalité risque d’enfermer la commune dans une trajectoire dont les conséquences auront une portée durable, entre autres sur l’harmonie de notre lieu de vie.

Pour illustrer, prenons l’exemple des lignes budgétaires prévus pour des aménagements non prioritaires dans les locaux communaux actuels sans avoir inscrit quoi que ce soit concernant la salle des fêtes qui est un équipement parmi les plus utilisés et dont le vieillissement est connu déjà depuis le mandat précédent. Nous regrettons un manque certain de sérieux dans les arbitrages qui devraient être faits, laissant notre patrimoine se dégrader, ce qui ne manquera pas de coûter plus cher plus tard et de dissuader des manifestations socialement profitables de se dérouler dans notre commune.

Concernant le fonctionnement, nous nous interrogeons sur la sincérité de ce qui nous est présenté. Lors du débat d’orientation budgétaire, il nous a été expliqué que la municipalité voulait limiter les dépenses à caractère général, avec comme objectif un maximum de 800 000€. Qu’elle n’est pas notre surprise de découvrir dans le budget primitif que cette ligne est gaillardement passée à plus de 993 000€.

La seule satisfaction que nous tirons de la lecture de ce budget primitif, se traduit par la prise de conscience des services qui au vu des alertes levées par la trésorerie ont pris l’initiative de proposer l’assistance d’experts dans le domaine des finances afin de rechercher des leviers d’amélioration des recettes. Il était temps !


Nous laissons à chacun le soin d’apprécier cette manière de faire...


Nous avons voté favorablement :

- Les subventions aux associations ainsi qu’au CCAS,

- L’approbation et autorisation de signature d’un avenant à la convention de dématérialisation des actes signés avec l’état,

- La régularisation d’actifs au titre des amortissements

- La participation financière pour les enfants brindasiens scolarisés dans des écoles publiques extérieures et pour les enfants non-brindasiens scolarisés à Brindas.

- L’attribution d’une subvention aux brindasiens qui souhaitent faire l’acquisition d’un récupérateur d’eau de pluie,

- L’attribution d’une subvention dans le cadre des aides à la construction de 14 logements aidés, situés 35 chemin de la Gonarde,

- La dénomination de la voie publique nouvelle entre le chemin du Morillon et le chemin du Guillermy sous le nom de « Pré Jacquet »

- L’acquisition des parcelles AR 481 et 483 situées à l’angle de la rue de la Fonte du Buyat et de la rue de la Grande Pierre.

- La fixation du plafond de prise en charge par la commune du compte personnel de formation des employés municipaux.







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